Un comptoir. Douze convives. Douze services. Le chef sert ce qu'il pêche — pas de carte, pas de choix, pas de négociation. Seulement le geste, le silence, et la confiance.
Entre deux services, le silence est aussi nourrissant que le poisson. On respire, on regarde le geste, on attend.
Pêche du matin, marché aux quatre heures. Ce qui n'est pas de saison n'est pas servi. Le menu se décide chaque jour.
Vingt ans d'apprentissage pour une coupe de trois secondes. Le chef travaille devant vous. Rien n'est caché.